Comme promis voici un premier compte.....pardon conte ...de
Tonton Daniel !
Il était une fois la Savexpress
9 Février
2004 : Un groupe de résidents du lotissement de la Pointe à la Luzerne fait un courrier au président de la Province Sud ( à cette
époque, Jacques Lafleur), avec double au Président de la Savexpress ( à cette époque , Mr Burk), et demande une réduction de péage et la reconstitution du rideau d’arbres détruit parles
travaux d’élargissement de la Savexpress.
Le 26 février, réponse de Hervé
Chatelain, membre du Gouvernement chargé des infrastructures publiques : … » la Savexpress procède actuellement à l’étude de dispositifs susceptibles de répondre à votre
attente »…
Rien ne bouge. Début 2005, un groupe de résidents rencontre le nouveau président de la Province
Sud, Philippe Gomez. « Soyez représentatifs, créez une association et on en reparle. »
L’Association se crée, et le 10 novembre 2005 réitère sa demande de péage préférentiel au nouveau
Directeur de la Savexpress ,Guy Georges.
Le 17 juillet 2006, après plusieurs réunions
avec la Savexpress, nous recevons un courrier :
La Société ISIS a été missionnée pour compter les autos et proposer un tarif adapté au
kilométrage parcouru. Résultats attendu : fin 2006.
Le 10 janvier 2007, la Savexpress fait le
bilan : Ses experts juridiques et financiers partent en métropole pour faire le point. Il est prévu une réunion avec ces experts, ainsi qu’une transmission du cahier des charges de la
VDO sous réserve de l’accord de la Province Sud….
Le 4 Avril 2007, l’Association attire de
nouveau l’attention des responsables de la savexpress sur les dangers que représentent les bretelles d’accès au lotissement, ainsi que l’absence de signalisation.
Le 10 Mai 2007, la Savexpress propose au
Maire de Dumbéa (Bernard Marant) une étude technique de faisabilité de mise aux normes des bretelles d’accès. Cette proposition n’aura jamais de réponse.
Le 17 juillet 2007, réunion à la
Savexpress : On s’achemine vers un péage au prorata de la distance parcourue. Mise en place du système prévu mi 2008.
Le 3 Novembre 2007, l’association
demande des nouvelles à la Savexpress
Le 18 Février 2008, réunion à la
Savexpress. ISIS a rendu son rapport. On a tous les chiffres, reste à prendre la décision du paiement modulé… mais il n’y aura pas de décision, car la province Sud compte déléguer le
service Publique d’une route Tontouta –La Coulée. Le matériel à installer pour un paiement modulé couterait cher, et de toute façon la Savexpress doit trouver 21 milliards pour construire
la nouvelle Route Express !
En fouillant dans site de la province Sud, on met à jour la délibération de la Province Sud
du
13 Décembre 2007, Del 72-2007 PS et son
annexe : une délégation de Service Publique est en effet lancée pour une route Tontouta- La Coulée, qui prévoit une durée de concession de 40 ans…
Deux candidats : Un groupe associant Colas, la Caisse des Dépôts et Consignation et Vinci, d’une
part, et la Savexpress de l’autre. Seule le Savexpress rend sa copie.
Le 5 mars 2009, réunion avec Philippe Gomès,
Président de la province Sud.
La proposition de la
Savexpress ne répond pas au cahier des charges. Entre autre, il n’y avait pas de péage prévu en fonction du kilométrage parcouru mais juste un déplacement du péage à l’entrée sud du pont de la
Dumbéa. L’appel doit être déclaré infructueux et devrait être relancé.
La fluidité et sécurité du
trafic : Il faut libérer la Savexpress, construire des échangeurs, afin de
pouvoir en sortir et y entrer plus facilement, afin que les habitants de la pointe à la Dorade et des nouveaux lotissements en construction ne soient pas asphyxiés par l’entonnoir du rond point
de la piscine de Koutio, ou les habitants du Mont Dore coincés à Belle Vie... Il est alors proposé de supprimer les péages, le rapport financier de ces péages n’étant pas en rapport avec la gêne
occasionnée, et d’améliorer les abords immédiats de Nouméa… En effet, il est un peu surprenant de créer une route à 4 voies pour gagner 5 minutes entre Paita et Tontouta, alors qu’on perd une
demi-heure à l’entrée de Nouméa… Cet axe de circulation doit être ouvert pour libérer la circulation des lotissements adjacents et permettre un écoulement du trafic plus harmonieux et plus
économe en temps et en pollution… Mr le Président se propose de faire faire rapidement une étude financière et de proposer un autre type de financement pour ces voies de circulation d’intérêt
général pour le Territoire.
14 Mars 2009 : Assemblée générale de
l’Association, avec la participation d’Harold Martin, Président du Gouvernement et Georges Naturel Maire de Dumbéa.
Parmi les sujets traités, la Savexpress…
Mr le Président, Harold Martin, nous trace un historique de la situation.
La Savexpress, à son origine, fut créée en tant que société d’économie mixte, c’est-à-dire
associant le privé et le publique. En 1997, la loi a changé et n’a plus permis ce type de montage, les dividendes n’étant plus distribués : les banquiers ont quitté la Savexpress, et la
Province Sud a racheté leurs actions, devenant actionnaire majoritaire à hauteur de 54% du capital. Depuis 1997, il n’y a pas eu de bénéfices de distribués, tous les bénéfices ayant concouru à
l’amélioration du réseau routier dépendant de la Savexpress…
La Province Sud est par ailleurs compétente pour le réseau de l’entrée de Nouméa jusqu’au
rond point du Pacifique. Les ronds points Berthelot et de Belle Vie sont Province Sud.
Donc un projet est né, de lancer la construction d’une route à 4 voies, de Tontouta à la Coulée. Pour
amortir dans le temps l’investissement nécessaire à la réalisation du projet – autour de 30 milliards de FCP -, il a été proposé de donner la concession sur 30 ans. Or la loi ne permet pas de
prolonger la durée de concession déjà octroyée, donc il a fallu faire un nouvel appel d’offre… Seule la Savexpress a répondu, et le montage financier avec les banques locales a été
réalisé…
Or, toujours selon les dires du Président Martin, un différent aurait opposé au dernier moment le
Président de la Savexpress, Guy Georges, et le Président de la Province Sud , Philippe Gomes. Ce dernier s’apprêterait à déclarer l’appel infructueux, ce qui conduirait à relancer toute l’étude
et surtout le montage financier. Or le montage financier a été laborieux, certes, mais a abouti vers juin 2009, avant la crise économique que nous traversons… Un nouveau montage parait plus
qu’aléatoire… Bien sur, il y a une grosse pression des professionnels du BTP, car un tel chantier est une grosse bouffée d’air en cette période de crise économique qui s’annonce
délicate…
En tout état de cause, le péage serait déplacé en limite de la commune, entre Paita et
Dumbéa.
Notre Maire, Georges Naturel, prend alors la parole et expose son avis.
Tout d’abord, il a fait plusieurs courriers à la Savexpress pour demander que la commune soit
représentée au conseil d’administration de la Savexpress… Tous ses courriers sont restés sans réponse à ce jour…
La question qu’il se pose : faut il réaliser la jonction Tontouta – La Coulée, alors que la portion
Tontouta- Paita est évaluée à 19 milliards de FCP… ne peut on pas utiliser cette somme plus efficacement ?
Lors de l’élaboration du Cahier des Charges, des appels d’offre, pas une seule fois les élus des
communes traversées n’ont été consultés (que ce soit Dumbéa, Nouméa ou le Mont Dore).
Or la Commune de Dumbéa a lancé une étude du transport dans l’agglomération, dans le cadre du syndicat
intercommunal – Plan de déplacement de la Commune de Nouméa, Schéma de cohérence de l’agglomération)… Le problème est plus général et doit être traité dans son ensemble (déplacement des
administrations et des grosses sociétés vers la périphérie, développement des transports en commun, etc.). En bref, ne pas faire n’importe quoi, dans la hâte qui précède une
élection…
Avec le développement de la ZAC Panda, de Dumbéa sur Mer, il devient urgent de repenser la circulation
de Dumbéa, d’autant que le flux des personnes se rendant en Brousse ou en revenant passe toutes par la Savexpress, la RT1 actuelle n’étant pas dimensionnée pour absorber un tel trafic… Une
solution possible serait de déclasser la Savexpress en RT1.
Mr le Maire confirme que ce n’est pas la course aux infrastructures routières qui réglera le problème,
mais une réflexion globale sur l’évolution de l’agglomération : transport en commun. Un train est une solution envisageable, il faut étudier si le foncier est disponible et utilisable,
surtout sur le tracé de l’ancienne vois ferrée…
Question sécurité, le Maire revient sur l’aménagement « scandaleux » des bretelles menant à
notre lotissement. Il appartient à la Savexpress de réaliser les travaux nécessaires à la sécurisation des usagés…
20 mars 2009 : l’Assemblée de Province déclare l’appel d’offre infructueux…
http://www.lnc.nc/articles/article_70934_242547_70921.htmlink
On note une nette progression dans la façon d’envisager le problème de la circulation dans le Grand
Nouméa qui explose actuellement… 15000 nouveaux véhicules par an en Nouvelle Calédonie, c’est 100 km de voitures de plus pas an… la paralysie complète est pour demain…
Et si la solution était ailleurs ???
http://www.lnc.nc/articles/article_70934_242545_70921.htmlink
A suivre…
Voici un autre lien
http://villes.blog.lemonde.fr/link
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